CAN-2008 : Guerre des nerfs et répétition générale

Publié le par Hamed PARAÏSO

Sans-titre-1.jpg                                                                  Eto'o et Drogba se croiseront à la CAN

En journalisme, cela s’appelle un marronnier. Tout comme le marronnier (l'arbre) qui, invariablement, tous les ans, produit ses fruits, la presse, à cette période d’une phase finale de la CAN, s’émeut déjà du tribut que les clubs de foot européen vont payer à cette compétition. Le départ des joueurs d’origine africaine pour leurs sélections respectives en est le sujet central.

Comme tous les deux ans, chacun y va de son mot, de son reportage sur tel ou tel club qui perdrait des joueurs. Quelques-uns ressortent les arguments surannés de la nécessité de changer le calendrier de la CAN ou, tout au moins, sa périodicité. Rien de bien nouveau donc.

La seule vraie nouveauté, c’est de voir que la France, qui a souvent été le premier pays dont le championnat perd le plus de joueurs, est rejointe par d’autres grands championnats européens. En Angleterre, par exemple, on avance le nombre de quarante joueurs susceptibles de rejoindre leur sélection.  En France, on ne devrait pas être loin de ces chiffres.

Dans les coulisses des différents clubs, la guerre des mots et des nerfs a aussi commencé.

Le bras de fer entre la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et le Barça en est une illustration. Que dire aussi des grincements de dents côté Chelsea. Le club londonien, qui verra partir au moins cinq joueurs majeurs de son équipe type, serait presque tenté de retenir son buteur maison, Didier Drogba, tout juste de retour de blessure et d’une opération du ménisque.

Si on peut comprendre les clubs employeurs des différents joueurs, on ne peut non plus, condamner la CAN. La ligue 1 et la première league s’en remettront. Et puis… Cette saignée momentanée a au moins le mérite de montrer le poids des joueurs africains dans le football européen.

Loin de toute cette agitation, les différentes nations qualifiées pour la CAN ont accéléré la cadence de la préparation. Les équipes finissent de s’établir dans leur lieu de regroupement.

Certains, comme l’Egypte, la Tunisie, la Namibie et la Zambie ont même déjà joué un des nombreux matches de préparation inscrits sur leur feuille de route.

D’autres, comme le Cameroun, arrivent au Burkina-Faso (leur lieu de regroupement), le Nigéria rallie l’Espagne. Le Ghana s’est installé, lui, à Dubaï, pendant que la Côte d’Ivoire, qui vient de changer de sélectionneur (Voir encadré dans ECHOS DE LA CAN sur ce blog) devrait prendre la direction du Koweït. Dans le même temps, la Guinée a rejoint l’Andalousie,  le Bénin s’est offert un voyage au Brésil, l’Angola au Portugal.

Et puis, il y a les autres : ceux qui n’aiment pas voyager. L’Egypte, la Tunisie, le Sénégal, la Namibie (quoique… elle revient de l’Allemagne …) et ceux qui font des cachotteries, comme l’Afrique du sud qui n’a rien dévoilé de sa préparation.

C’est de bonne guerre, me diriez-vous.

Mais, c’est laquelle, de guerre ? Psychologique ou des nerfs?

Une seule chose est sûre : la répétition générale a bel et bien commencé
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