Côte d’Ivoire: La tuile

Publié le par Hamed PARAÏSO

undefined                                                                                       DIDIER DROGBA

Remplacer quiconque au pied levé pour remplir une mission n’est jamais chose aisée. C’est ce que doivent penser tous ceux qui ont appris hier le changement de sélectionneur, à la tête des Eléphants de Côte d’Ivoire. Ils doivent se faire la même réflexion.

En choisissant  Le Français Gérard Gili (ancien adjoint d’Henri Michel pendant la dernière Coupe du Monde)  pour conduire les Ivoiriens à la CAN 2008, la Fédération ivoirienne de football a d’abord paré au plus pressé. Cette solution interne était la meilleure. La maison Côte d’Ivoire, Gili connaît.

Il aurait même pu être à cette place plus tôt si, au lendemain du Mondial allemand, il avait fait acte de candidature. Henri Michel (dont il avait été l’adjoint) venait de  démissionner.

Ce ne fut pas le cas. Et L'Allemand Ulrich Stielike avait alors raflé la mise. Le voilà aujourd’hui contraint d’abandonner le navire au milieu de la préparation, pour être au chevet de sa famille.

Si Gérard Gili avait voulu volontairement se dérober à cette tâche de sélectionneur à la tête de la Côte-D’ivoire, c’est raté. Le voici rattrapé par “le destin“, pourrait-on être tenté de dire.

Et c’est maintenant que le plus dur commence. Assurer un intérim de qualité et mener les Ivoiriens, dont on disait, avant ce coup du sort, qu’ils étaient  favoris.

Qu’adviendrait-il s’il ne réussissait pas sa mission ?

Comment les joueurs vont-ils réagir à ce changement de chef de file ?

 
Impossible, dans l’immédiat, d’apporter des réponses très claires.  Au soir du 10 Février (jour de la finale), ou bien avant, on en saura un peu plus.

Mais il y a de fortes chances que la Côte d’Ivoire réagisse bien. Un sursaut d’orgueil, un groupe plus uni, et surtout revanchard sur le sort peuvent être les ingrédients d’un tournoi réussi. Ce fut déjà le cas en Egypte, lors de la dernière CAN. Quelques jours avant le début de la compétition, l’équipe ivoirienne avait vu une de ses pièces maîtresses (Aruna Dindane) quitter le groupe pour raisons familiales. Un peu comme le sélectionneur Allemand, Aruna  était contraint de rejoindre sa famille, touchée par un drame.

La suite, on la connaît : la Côte d’Ivoire a réussi un tournoi de feu, échouant seulement en finale aux tirs au but face à l’Egypte, pays organisateur.

C’est comme si l’histoire bégayait. Sauf que pour cette nouvelle, qui commence, on n’en connaît pas la fin…

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