Avec Jean Marc Furlan (10.12.2006)
«La déception va être longue »
Jean Marc Furlan, le coach Troyen peut être très déçu du match nul concédé par son équipe samedi, au stade de l’Aube face L’AJA. Même à 3-2, il y a peut-être cru, avant les dernières minutes du temps réglementaire, qui a vu les Auxerrois revenir à hauteur des Aubois. Pour Sport24.com, retour avec le technicien Aubois sur une soirée frustrante.

Par Hamed PARAÏSO
Sport24.com : Jean Marc, inutile de vous demander si vous êtes déçu ?
Jean Marc Furlan : La fin de match est décevante, on pensait remporter ce match et puis les Auxerrois reviennent au score. Il en est souvent ainsi dans les derbys qui ne sont pas vraiment des matchs de championnat comme les autres. Souvent, les derbys ressemblent à des matchs de coupe avec une élimination directe, et il y a des notions que l’on ne maîtrise pas comme dans un championnat.
Sport24.com : Est ce qu’il n’y pas une faiblesse de fin de match chez vos joueurs ?
Jean Marc Furlan : (rire) Non, pas vraiment, même si on peut constater que, sur le terrain, il y avait beaucoup de joueurs qui avaient peu de temps de jeu depuis quelques temps. Il y avait deux ou trois joueurs qui étaient à des postes-clés et ils avaient peu de temps de jeu. Ceci peut expliquer cela.
Sport24.com : A 3-1, on se demande s’il n’aurait pas été mieux de demander aux joueurs de fermer la boutique ?
Jean Marc Furlan : Le seul regret qu’on peut avoir, c’est de n’avoir pu tenir le ballon devant. Contrairement à ce que vous pensez, à partir du 2-0, on n’a fait que défendre. C’est le problème, c’est pourquoi nous avons fait 3-3. C’est parce que nous n’avons eu que le choix de défendre.
Sport24.com : C’est pour cela que vous avez fait rentrer un second attaquant ?
Jean Marc Furlan : Oui, le but du jeu, c’était de maintenir l’adversaire dans son camp. Ce que nous n’avons pas su faire. Nous n’avons pas su tenir le ballon dans le camp de l’adversaire. C’est pour cela qu’ils reviennent. Bien défendre, c’est aussi aller jouer dans le camp de l’adversaire. C’est parce que nous avons trop subi. Si nous avions moins subi et si nous avions eu davantage le ballon, et bien nous aurions gagné le match.
Sport24.com : Passée la déception, vous pourrez toujours vous appuyer sur la qualité de jeu de votre équipe qui doit vous rassurer pour la suite ?
Jean Marc Furlan : Non, la déception n’est pas passée, ça va être long. Pour répondre à votre question, on sait qu’on peut s’appuyer sur la qualité du groupe, les qualités de solidarité, de dynamisme, d’enthousiasme important. Ce qui est important, surtout, c’est la valeur des qualités humaines et bien sûr aussi, depuis le début de la saison, le jeu accompli.
Sport24.com : Qu’avez-vous dit à vos joueurs, dans le vestiaire, à la fin du match ?
Jean Marc Furlan : Pour l’instant, je n’ai rien dit. Je leur ai serré la main. Vous savez, les premiers déçus, dans ces cas-là, ce sont les joueurs eux-mêmes. Aussitôt après le match, ils sont très abattus, parce qu’ils avaient à cœur de remporter les deux derbys d’affilée.