Can-Ghana 2008: Du diable vauvert…

Publié le par Hamed PARAÏSO

 undefined Le football ne serait pas le sport le plus populaire qu’il est sans les retournements de situations qu’il nous offre.

Qui aurait parié un Ghana cedi sur le Nigeria, après ses deux premiers matches dans cette phase finale de Coupe d’Afrique ?
En tout cas pas moi. Et je ne suis pas le seul. Fantomatique, incapable de marquer le moindre but lors des deux premières rencontres, les Super Eagles du Nigeria ont réussi quand même à se frayer un chemin pour se qualifier pour les quarts de finale de cette 26ème  CAN.

Quel retour des Nigérians, qui profitent de  la défaillance du Mali dans la dernière ligne droite !

Un peu à la manière d’un coureur cycliste qui reste dans les roues de  la bonne échappée et qui, au dernier moment, profite de la défaillance de ses compagnons de route. Il gagne, certes, mais généralement sans panache. Ce qui m’amène à me poser cette question :

L’essentiel n’était-il pas dans la qualification ?

Ce Nigeria-là me rappelle les Bleus de Raymond Domenech, au dernier Mondial de football en Allemagne.  Un début poussif et une fin de compétition qui a failli les mettre sur le toit du monde.

Le Nigéria revient du diable vauvert et, comme c’est souvent le cas dans cette situation, on savoure chaque instant de sa vie et les choses qui vous arrivent.

Les hommes de Berti Vogts seront-ils les invités surprises de cette CAN ?  Impossible de se montrer catégorique. La seule certitude que nous avons, c’est qu’en quart de finale, les Super Eagles croiseront le chemin du pays organisateur.

Et, pour continuer leur route, il va leur falloir battre le Ghana, ce qui n’est pas une mince affaire. Berti Vogts, le sélectionneur, résume bien la situation : " Nous revenons de loin, dans ce tournoi, et maintenant toute la pression est sur le Ghana".  Et c’est peut-être là, la clé de ce quart de finale.

En cas d’échec des Nigérians, leurs rêves s'envoleront et on pourra s’amuser à dire…

« Adieu veau, vache, cochon … »

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